LE MENDIANT AU COIN DE MA RUE
La mendicité de nos jours est un acte inévitable et guère toléré !
Que montre-elle ?
Un besoin ou plusieurs. Un manque plus que certain. Une pauvreté sans nulle doute.
Pourtant la mendicité est monnaie courante. On la retrouve à tous les niveaux, car pauvre, l’homme est, besoin il a, en manque, il vit !
Déguisée en publicité de programmes télé ou radio, œuvres de charité sponsorisées, quêtes dans les églises ou dans les rues, demande de fonds dans le domaine médical ou de l’éducation, et + encore, la mendicité vue ouvertement ou subtilement déguisée, n’est pas moins ici qu’ailleurs, dans le monde des rues et des affaires, comme dans celui de la spiritualité !
L’homme est mendiant de la terre et de son semblable. Il a en lui un vide, un manque de quelque chose ou de quelqu’un ! Tout manque est un besoin, et l’homme a besoin de combler son manque, quand bien même son orgueil l’empêcherait de se l’avouer.
Mendier est un acte humain, tout comme prier un acte divin. Il ne faut pas s’en priver, ni s’en étonner. Celui qui ne se reconnaît pas mendiant ni priant, ferait bien de se demander qui il est ?
Que nous le voulions ou pas, nous sommes tous devenus mendiants le jour où nous nous sommes séparés de notre Créateur, et nous le sommes restés. Nous le resterons certainement et pour le reste de notre vie, si nous ne faisons pas l’effort de nous avouer avec grande humilité, que notre plus grand vide vient du fait que nous n’avons pas Dieu dans notre vie, que nous n’avons pas la qualité vitale à notre bon fonctionnement qui est L’Amour, l’amour de nous-mêmes, l’amour de notre prochain. C’est Lui qui comble.
« Seigneur, augmente en nous la foi ! »
Ce cri est celui de disciples mendiants, quémandant ce qui leur manque pour être à la hauteur de la demande d’Amour par excellence : la capacité de pardonner jusqu’à sept fois dans une seule journée ! Les disciples savent combien il est difficile d’accéder à cette demande, qui ne peut se réaliser qu’avec une grande capacité d’amour au cœur.
Je pourrais avoir toutes les connaissances de la terre, avoir foi en mes mains, jusqu’à faire des miracles prodigieux en opérant des coeurs, je pourrais commander aux humains, et me faire obéir d’eux par la force et le pouvoir, si je n’ai pas d’amour en mon cœur, je ne suis rien, je ne peux rien. (1 Cor. 13)
« Aimez la justice, vous qui gouvernez la terre, ayez sur le Seigneur des pensées droites, cherchez-le avec un coeur simple, car il se laisse trouver par ceux qui ne veulent pas le mettre à l’épreuve, il se manifeste à ceux qui ne refusent pas de croire en lui {…} »
Celui qui n’aime pas Dieu en son prochain de toutes races, toutes cultures, toutes sociétés, toutes couleurs, toutes croyances, touts statuts et + encore, celui là n’a pas la foi en Son Esprit qui remplit l’univers !
« La foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde, vous diriez au grand arbre que voici : ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’, et il vous obéirait. »
Merci Seigneur pour le mendiant au coin de ma rue, qui me rappelle ma propre réalité, ma propre pauvreté, mes manques et mes besoins, mon incapacité d’être humble et subordonnée. Merci pour le mendiant au coin de ma rue, qui me rappelle que je dois l’aimer non seulement en lui faisant la charité d’une pièce de monnaie, mais en regardant mon prochain avec des yeux compatissants qui voient et comprend sa misère d’avoir à mendier son besoin de dignité. Merci Seigneur pour le mendiant au coin de ma rue, qui me rappelle combien je manque de foi en Ta Toute Puissance qui peut le retirer de la rue, rien que par un simple geste d’amour de moi, un coup de téléphone facile à donner, l’assurance d’un travail bien rémunéré. Merci Seigneur pour le mendiant au coin de ma rue qui m’inspire cette prière : Pour que la pauvreté soit réduite sinon effacée de notre Terre, par notre foi en un Dieu Tout Puissant dont l’Amour remplit l’univers. Merci Seigneur pour le mendiant au coin de ma rue qui me fait aujourd’hui inventer cette réflexion : Qui veut aimer, peut !
Amen +
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+ doris david
Gratis Pro Deo
communion inspirée des Lectures du Jour : Premier Livre de la Sagesse 1, 1-7; Evangile de Jésus-Christ selon Luc 17, 1-6
A propos de l’image : le mendiant - Il s’agit d’un détail de la toiture de l’église romane du XII ème siècle de Rosheim, dans le Bas-Rhin en France. Pour voir l’image dans son contexte, clique sur l’image.
La musique en accompagnement sur cette page est d’Ernesto Cortazar

