Place à la Sainteté

Le Plus de Nos Vies
LA SAINTETE
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Selon Jésus-Christ – Fils de Dieu
Quand Jésus vit la foule, il gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent.
Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait :
« Heureux les pauvres de coeur : le Royaume des cieux est à eux!
Heureux les doux : ils obtiendront la terre promise !
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés !
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés !
Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde !
Heureux les coeurs purs : ils verront Dieu !
Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu !
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux !
Heureux serez-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! C’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés.
« Vous êtes le sel de la terre. Si le sel se dénature, comment redeviendra-t-il du sel ? Il n’est plus bon à rien : on le jette dehors et les gens le piétinent.
Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux.
« Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas une lettre, pas un seul petit trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le Royaume des cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des cieux.
Je vous le dis en effet : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux.
Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il en répondra au tribunal. Eh bien moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère en répondra au tribunal. Si quelqu’un insulte son frère, il en répondra au grand conseil. Si quelqu’un maudit son frère, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande sur l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Accorde-toi vite avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou.
Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras pas d’adultère. Eh bien moi, je vous dis : Tout homme qui regarde une femme et la désire a déjà commis l’adultère avec elle dans son coeur. Si ton oeil droit entraîne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi : car c’est ton intérêt de perdre un de tes membres, et que ton corps tout entier ne soit pas jeté dans la géhenne. Et si ta main droite entraîne ta chute, coupe-la et jette-la loin de toi: car c’est ton intérêt de perdre un de tes membres, et que ton corps tout entier ne s’en aille pas dans la géhenne. Il a été dit encore : Si quelqu’un renvoie sa femme, qu’il lui donne un acte de répudiation. Eh bien moi, je vous dis : Tout homme qui renvoie sa femme, sauf en cas d’union illégitime, la pousse à l’adultère; et si quelqu’un épouse une femme renvoyée, il est adultère.
Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne feras pas de faux serments, mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur. Eh bien moi, je vous dis de ne faire aucun serment, ni par le ciel, car c’est le trône de Dieu, ni par la terre, car elle est son marchepied, ni par Jérusalem, car elle est la Cité du grand Roi. Et tu ne jureras pas non plus sur ta tête, parce que tu ne peux pas rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir. Quand vous dites ‘oui’, que ce soit un ‘oui’, quand vous dites ‘non’, que ce soit un ‘non’. Tout ce qui est en plus vient du Mauvais.
Vous avez appris qu’il a été dit : Oeil pour oeil, dent pour dent. Eh bien moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre. Et si quelqu’un veut te faire un procès et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. Donne à qui te demande ; ne te détourne pas de celui qui veut t’emprunter.
Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant?
Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait.
Paroles de Jésus-Christ empruntées à Matthieu 5
Que veux dire être saint ?
Par Bernard Reniers (prêtre)
« La sainteté, ce n’est pas la perfection. Dieu seul est Saint. Si nous sommes appelés à être saints, c’est Dieu qui nous donne la sainteté. Personnellement, j’essaie de me laisser pénétrer de la sainteté de Dieu, de me laisser faire par l’Esprit Saint et d’être davantage docile à son appel. Selon les moments, cela peut se traduire par davantage d’accueil, un engagement dans tel ou tel domaine, une manière de prier plus profonde. En réalité, je reprends ce que disait Sainte Thérèse de Lisieux : « me laisser aimer » et j’enlève de ma route tout ce qui pourrait être obstacle…
On n’est pas saint parce qu’on a fait ceci ou cela mais parce qu’on s’est laissé animé par l’Esprit Saint qui nous envoie donner toujours plus d’amour. »
Texte emprunté au site du Diocèse de Port Louis.
Tous appelés à la sainteté
Par Marcel Domergue, jésuite
Un mot qui déconcerte. Pour peu que nous sachions nous regarder avec lucidité, la sainteté nous paraît si loin de nous, si inaccessible. Au fond, nous avons raison, du moins en un premier temps, car la sainteté est dans la Bible un attribut de Dieu lui-même, quelque chose qui lui appartient en propre. A lui seul : « Dieu est Saint », répète l’Écriture. De ce point de vue, « saint » rejoint le « tout autre » dont parlait Karl Barth, ou ce que le langage théologique appelle la « transcendance » : ce qui nous dépasse de toute part.
La sainteté est donc en quelque sorte le monopole de Dieu. Pourtant l’Écriture l’utilise couramment à propos d’autres réalités. Ainsi Israël est-il appelé sans complexe « peuple saint ». Mais c’est justement parce que ce peuple est censé appartenir en propre à Dieu. Ainsi, on lit en Deutéronome 7,6 : « Toi tu es un peuple saint, appartenant à Yhwh, ton Dieu. C’est toi que Yhwh, ton Dieu, a choisi pour devenir son peuple particulier, d’entre tous les peuples qui sont sur la face de la terre. »
A la suite de la sortie d’Égypte et des alliances, Israël est « le peuple que Dieu s’est acquis ». Du coup, il devient peuple saint, peuple de Dieu. Dans la foulée, l’Église est dite « Sainte Église » avec le même sens. « Vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple que Dieu s’est acquis… », dit la première lettre de Pierre (2,9). C’est pourquoi le Nouveau Testament parle des « saints » pour désigner simplement les croyants, ceux qui, s’étant donnés au Christ, se sont donnés à Dieu.
On le voit, si la sainteté est un attribut exclusif de Dieu, il la communique, en quelque sorte, à ses créatures. Ce faisant, c’est lui-même qu’il communique, car dire « Dieu » ou « le Saint » revient au même. En Dieu, « attribut » et être même sont une seule et même réalité.
Sainteté et perfection
Mais voici que dans la culture chrétienne le mot « saint » s’est rapproché du mot « parfait », si bien que, pour beaucoup, sainteté et perfection sont devenues synonymes. C’est là que la sainteté commence à nous faire peur ; ou du moins à émigrer loin de nous, dans un ciel inaccessible. Il y a les saints et il y a nous. Contrairement à nous, les saints sont dorés sur tranche, les hagiographes les parent de vertus héroïques et font le silence sur leurs erreurs et leurs défauts. Dans ces conditions, entreprendre de devenir « saint » devient une tâche insurmontable.
Au début de sa conversion, saint Ignace s’était mis en tête d’être un autre saint Dominique et un autre saint François, ce qui le conduisit au bord du désespoir. C’est que, dans une telle recherche, l’attention reste fixée sur nous-mêmes, alors qu’elle devrait se fixer sur Dieu, ce qui nous ferait sortir de nous-mêmes. Sans oublier que la recherche de Dieu passe par la recherche des autres. Je ne dis pas que celui qui cherche la sainteté, ou la perfection, ne cherche pas Dieu, mais ce qu’il cherche surtout c’est lui-même-cherchant-Dieu. Saint Augustin distinguait « aimer aimer » (amare amare, aimer être aimant) et « aimer » tout court.
Il reste que nous trouvons dans l’Écriture l’invitation à être parfait : « Si tu veux être parfait », dit Jésus au jeune homme riche (Matthieu 19,21). « Soyez parfaits comme votre Père est parfait », lisons-nous dans le « sermon sur la montagne » (Matthieu 5,48). Écho du Lévitique 11,44 et 19,2 où Dieu dit à Israël : «Soyez saints car je suis saint ». Il est vrai que, dans ces derniers textes, il s’agit avant tout de pureté rituelle. Dans l’Évangile, il s’agit de tout autre chose. Commençons par le jeune homme riche.
“Si tu veux ête parfait”
La sainteté, on l’a dit, est ce qui caractérise l’être de Dieu. « Perfection » peut dire aussi cela, en ce sens que ce qui est parfait ne peut être modifié en plus ou en moins sans que cette perfection ne disparaisse. Tout changement apporterait un « moins bien » au parfait. Cependant, « parfait » va plutôt dans le sens des comportements : est parfait celui qui agit toujours bien. Toutefois la perfection de l’être et la perfection de l’agir sont difficilement séparables. Voyons ce que nous dit le récit de l’aventure du jeune homme riche selon la version de Matthieu.
D’abord, la question de ce jeune homme : il interroge Jésus sur un « faire » (que dois-je faire ?) en vue d’un « avoir » (pour avoir en héritage la vie éternelle). Il ne parle pas « d’être ». Or Jésus répond en termes d’être : « Un seul être est bon ». On peut traduire : la sainteté appartient à Dieu seul. Mais cela, remarquons-le, ne répond pas à la question du jeune homme, qui ne désire pas être bon, ni saint, ni parfait, mais seulement faire pour avoir, ce qui est la logique de la productivité : que faisons-nous d’autre dans nos usines, dans nos bureaux, dans nos chantiers ?
Jésus va le faire sortir de cette optique. Dans un premier temps, il parle le langage du jeune homme : « Si tu veux (entrer dans) la Vie, garde les commandements » : actions « bonnes » en vue d’une possession. Cependant un mot, déjà, amorce un déplacement : Jésus ne dit pas « si tu veux avoir la vie », mais « si tu veux entrer ». Ce n’est pas la vie qui viendra au jeune homme riche pour être sa possession, mais c’est lui qui se déplacera pour aller vers une vie autre qui le possédera. Mais il ne s’agit encore que d’une entrée, d’un premier pas. La mention des « commandements » nous montre que l’on entre, que l’on commence par le temps de la Loi, temps où l’on ne peut séjourner sous peine de ne pas accéder à la liberté de la vie.
Ainsi l’itinéraire personnel suit la carte de l’aventure biblique : d’abord la Loi avec Moïse, enfin la liberté avec Jésus Christ. Le temps de la Loi est d’ailleurs, déjà, temps de libération, mais de libération amorcée. Ce temps en effet nous libère de l’emprise des idoles de l’Égypte (Exode 12,12), mais par la soumission à une parole qui, pour être de Dieu, n’en est pas moins une parole extérieure, qui s’impose du dehors. Il n’y a pas encore d’unité totale entre nous et Dieu, la vie. Aussi Jésus va-t-il inviter le jeune homme à faire un pas de plus. Le dernier. A : « si tu veux entrer dans la vie » succède maintenant : « si tu veux être parfait ». Encore une fois « être », non pas « avoir ». Justement, pour accéder à cet « être », il faut renoncer à l’avoir. A tout avoir, et l’observation des commandements peut être encore un avoir. C’est pourquoi la pointe de la réponse de Jésus est : « Viens, suis-moi ». On est passé de l’observation d’un code à la relation avec une personne, de la loi à l’amour. Là, nous arrivons en même temps à la perfection et à la sainteté, car si l’amour entre en nous, c’est Dieu lui-même qui vient nous habiter. Le jeune homme s’en va, se retirant dans son avoir.
“Viens, suis-moi”
Le « suis-moi » ou « accompagne-moi », « viens avec moi » connote donc une relation d’amour, telle que l’ont vécue les disciples qui ont tout laissé pour suivre Jésus. Cet « être-avec » se déploie en imitation. Nous trouvons beaucoup de textes qui vont dans ce sens. Par exemple la parabole du serviteur impitoyable, en Matthieu 18,21-35. Qu’est-il reproché au serviteur qui n’a pas voulu remettre la dette de son compagnon ? De n’avoir pas imité le maître : « Ne devais-tu pas avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ? ». Imiter le « maître », imiter Dieu n’est pas facultatif : celui qui y renonce se retrouve dans la détresse et le néant, car exister, pour nous, c’est être « image et ressemblance ». Donc question de vie ou de mort.
Quand, en Matthieu 5,48, nous recevons la consigne d’être parfaits comme le Père est parfait, de quoi s’agit-il ? D’être les fils ressemblants de ce Père qui fait lever son soleil aussi bien sur le méchant que sur le bon, tomber sa pluie sur les injustes comme sur les justes (verset 45). Être parfait et remettre les dettes, pardonner sont donc équivalents. L’amour, le « suivre le Christ » prennent leur forme la plus haute dans le pardon. Accepter d’avoir été lésés, de quelque manière que ce soit, voilà ce qui nous fait ressembler au Christ, donc à Dieu, ce qui se manifeste de façon magistrale à la croix, où Dieu se révèle comme pardon du péché qui récapitule et accomplit tous les autres : la mise à mort de l’amour.
Peut-on dire que la sainteté réside dans cette ressemblance ? Oui, et cela ne signifie pas autre chose que notre création achevée. Comme le Christ se révèle voie vers le Père, unique voie, c’est en le suivant que nous nous réalisons nous-mêmes. Pas de doute, du fait même que nous sommes appelés à exister, nous sommes appelés à la sainteté en ce sens-là. Elle n’est pas réservée à quelques êtres d’élite comme une sorte de surplus à notre création. Au contraire, elle en fait partie : cela revient à dire qu’en défaut d’amour, il n’y a pour nous que tristesse (jeune homme riche), que « prison » (serviteur impitoyable). Sainteté et joie se rejoignent ; de même que sainteté et liberté.
La sainteté: un effort ou un don?
Terrible esclavage serait notre condition si nous étions obligés de nous faire amour. Mais cela ne reviendrait-il pas à la prétention de vouloir nous créer nous-mêmes ? A nourrir l’illusion que nous pourrions forcer Dieu à venir faire un avec nous ? On a répété que l’amour que Dieu nous porte est totalement gratuit, sans raison. Dieu, en effet, est gratuité, grâce ; telle est sa nature. Pour nous investir, l’amour de Dieu n’attend pas nos mérites, nos vertus héroïques, nos performances spirituelles. Cela signifie que la sainteté est un don ; non pas un don capricieux et arbitraire, mais un don toujours donné, et à tous. Nous ne pouvons rien faire pour cela sinon accepter de recevoir ce don.
C’est là qu’intervient le « péché » qui n’est autre que la défiance envers cette parole qui nous construit, et cette défiance peut entraîner toutes les formes aberrantes de nos conduites. Affronté au péché, l’amour se fait pardon. En Ephésiens 5,25-27, Paul dit que « le Christ a aimé l’Église (nous) et s’est livré pour elle afin de la sanctifier (…). Ainsi entendait-il se la présenter, cette Église, toute glorieuse, sans tâche ni ride (…) mais sainte et immaculée ». Nous retrouvons le thème de la gratuité de la justification qui a fait l’objet de l’article sur « les deux tuniques » 1. C’est pourquoi Paul, que nous n’hésitons pas à dire « saint », découvre en lui, intact, tout le vertige du péché. Certes, le « je » qui parle en Romains 7,14-25 est le « je » de ce que Paul appelle ailleurs « l’homme ancien», le vieil Adam accompli et supplanté dans le Christ, mais c’est aussi le « je » de Paul lui-même, ce je qui appartient à la fois au péché et au Christ (verset 25).
Il en résulte qu’on est toujours saint « malgré » : malgré la présence sans cesse résurgente du mal. Et être saints, répétons-le, c’est être sanctifiés. D’où la formule de Paul au début du verset 25 : «Grâces soient rendues à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur ! ». Continuer à faire confiance malgré le mal que nous constatons en nous est aussi sainteté.
La sainteté de Dieu communiquée
Communiquant sa sainteté, Dieu se communique lui-même. C’est bien ce qui nous arrive avec le Christ. Être attentif au Dieu saint qui se communique, accueillir sa Parole et son Esprit, se réjouir de cette invasion amoureuse, voilà ce qui fait le saint. Il est vrai que l’amour appelle l’amour : accueillir l’amour rend aimant. Les saints se reconnaissent à l’amour. Il n’y a pas « les Saints » et les autres. Il y a simplement des hommes qui se laissent plus ou moins investir par l’Esprit, et personne n’y parvient totalement.
Du reste, ceux que nous appelons saints ne se perçoivent pas comme tels. C’est que leur regard n’est pas tourné vers eux-mêmes. « Je ne me juge pas moi-même », dit Paul. Sous la mouvance de Dieu, on ne passe pas son temps à se demander ce que l’on est ou ce que l’on n’est pas. Certes, un saint se considère à juste titre comme pécheur, mais ce qui fait sa sainteté, c’est que, pour lui, cela n’a pas d’importance, envahi qu’il est par la sainteté de Dieu, c’est-à-dire par les dimensions incommensurables de l’amour qui est en Dieu et qui nous est manifesté dans le Christ.
Appelés à la sainteté
Il n’y a pas de doute, nous sommes tous appelés à la sainteté, c’est-à-dire à la joie fondée sur une confiance absolue. Une confiance que ni les événements du monde, ni les déconvenues, ni les souffrances, ni même la mort ne peuvent démentir car Dieu par le Christ est venu et vient nous rejoindre sur tous ces chemins. Ne nous laissons pas impressionner non plus par les figures emblématiques des saints canonisés. Ils sont là non pour magnifier les mérites de l’homme, mais pour nous faire comprendre la multitude des formes que peut prendre l’amour de Dieu pour nous, son efficacité transformatrice. Comme dans la création, c’est l’œuvre de Dieu qui est ici à admirer. Bref, les saints sont là pour nous donner confiance. Confiance en Dieu et confiance en l’homme, ce qui revient au même. Cette confiance est dynamique : elle nous invite à agir selon l’amour et elle seule nous le permet. Tout cela est le fruit de la venue du Christ parmi nous et en nous. Pris en lui, en son humanité et sa divinité, nous pouvons habiter Dieu et Dieu nous habite. Si nous n’allons pas jusque là, il ne nous reste que la tristesse du jeune homme riche. Mais si nous acceptons de recevoir en nous cette confiance que justifie l’amour, nous entrons dans l’aire de la joie, qui est l’aire de Dieu.
Textes empruntés au site : croire.com
La sainteté : 2 petits pas
Par +doris david
La sainteté commence
Quand je prends conscience
Que Dieu m’appelle
A devenir saint.
La sainteté fait son premier pas
Quand de Lui je me reconnais indigne
Que j’avoue qu’aimer mon ennemi
Est en fin de compte un ennui.
La sainteté fait son deuxième pas
Quand je prends la décision, avec l’aide de Dieu
D’essayer de faire de mon mieux
Sinon l’aimer… ne pas le nuire en tous les cas.
Alors Dieu sourit
Car Il sait que sur la bonne voie…
Je suis !
De mes 2 petits pas, Il s’en contente avec joie.
Tandis que l’homme me maudit
Car pour me canoniser
Me déclarer en honneur de sainteté
Il sait que jamais il ne pourra
Car pour lui, je ne compte pas !
La sainteté selon Dieu c’est se laisser aimer de Lui
En se contentant de faire ces 2 petits pas en avant
Tout en se disant et se redisant de temps en temps
Je fais de mon mieux
Dieu m’aime, Dieu me suffit !
