Quand Maurice et moi nous nous sommes mariés, j’étais arrivée à mon 4ème mariage, et peu de temps après, en guise de cadeau de mariage, Maurice a fait construire au fond de notre beau jardin, un petit sanctuaire, où je me rendais chaque matin, pour prier. C’est aussi dans ce petit lieu que Le Seigneur a commencé par la suite à faire mon instruction sur les ‘affaires du Ciel et de la Terre’.
Un jour que, sous Son Regard, je lisais ce passage de L’Ancien Testament où Dieu envoya le prophète Isaïe dire au roi Acaz de demander un signe pour lui, et que le roi refusa, (>>Esaie.7:10), dans mon petit cœur, j’ai entendu resonner cette demande : « Et toi ! Voudrais-tu recevoir un signe aujourd’hui ? » Je dois avouer que je n’ai pas répondu tout de suite car à cette époque, je doutais beaucoup, je ne savais pas vraiment qui me parlait. J’étais attentive à tout ce qui m’arrivait, mais un peu sur la défensive. Toutefois, sachant que j’ai toujours adressé mes prières et confié mes misères à Jésus, je savais en mon for intérieur que ce ne pouvait qu’être Lui qui me parlait en cette instance ! Mais je ne répondis pas, alors Il insista : «Voudrais-tu recevoir un signe aujourd’hui ? » Et je me suis interrogée : « pourquoi aujourd’hui ? pourquoi est-ce que Jésus veut me donner un signe aujourd’hui?» Et en réfléchissant, je me suis rendue compte qu’aujourd’hui c’était l’anniversaire de notre première rencontre – Maurice et moi n’avions alors 16 et 13 ans respectivement.
Alors, à Jésus, j’ai répondu ceci : « Puisqu’aujourd’hui c’est l’anniversaire de notre première rencontre, Seigneur, dis moi si Le Bon Dieu a béni notre union parce que L’Eglise elle, refuse de la bénir ! Elle nous juge et nous condamne pour péché d’adultère. » Et puis j’ai attendu. Ne voyant aucun signe venir, je suis retournée à la maison en me disant, « on verra bien ! Après tout, ce n’est pas moi qui ait demandé, c’est Lui ! »
Cela m’a pris moins d’une minute pour traverser le jardin et arriver à la maison où une surprise m’attendait : un Maurice déjà levé, tout habillé, il avait même préparé le petit déjeuner. Il me souhaita une bonne fête et puis me fit asseoir tandis qu’il retournait à la cuisine chercher je ne sais quoi d’autre car la table était déjà prête et bien garnie. Pendant ce temps je me suis mise à vérifier tout de même si tout était là : sucre, café, eau, lait, jus, etc… Et soudain, entre la brique de lait et le carton de jus, je remarquais la mèche d’une bougie qui dépassait. Et comme je ne la reconnaissais pas, je me suis exclamée : « mais ce n’est pas pour moi cette bougie ! » Et je vis arriver un Maurice fier comme tout. Et j’ai ajouté « ah ! c’est mon cadeau d’anniversaire ! » (effectivement, Maurice, la veille s’était rendu à la boutique du monastère du Carmel pour me l’acheter.) Délogeant donc les deux cartons, il laissa apparaître ceci :
une belle bougie sur laquelle étaient inscris ces mots : « UNIS PAR DIEU DANS L’AMOUR ».
Et je me suis mise à pleurer… ce qui déconcerta mon pauvre Maurice qui connaissant mon faible pour les bougies avait cru bien faire : “Comment ça, je t’offre un cadeau et tu pleures !” Alors je lui ai raconté ce qui venait de se passer à la chapelle et ensemble nous avons loué notre Dieu si bon si miséricordieux, pour ce signe merveilleux qu’Il nous a accordé sans tarder!
Si DIEU nous a unis dans Son AMOUR et a fait de nous Ses humbles adorateurs, qui sera contre nous ? Dites moi mes frères, vous qui nous jugez d’adultères… QUI ?
Amen +


