Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,1-8.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite. Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous. Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. »
Seigneur, fais moi la Grâce de Ton Esprit, que je dise au monde ce que Tu veux et non pas ce que je veux.
RÉFLEXION
« demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous. »
À cette merveilleuse Parole d’espérance, il y a toutefois une condition que notre Sauveur a posée : « Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous. »
Dieu n’accordera pas ce qui est demandé si cela va à l’encontre de Sa Volonté, telle qu’Il nous l’a révélée à travers Son Fils bien-aimé, envoyé non pour juger le monde, mais pour le sauver. Jésus-Christ est la Volonté de Dieu incarnée.
Si donc tu désires demander quelque chose au Bon Dieu, prends d’abord le temps de te demander si ce que tu Lui présentes est réellement en accord avec Sa Volonté.
Révise Ses enseignements, relis les Évangiles ainsi que les Actes des Apôtres. Et, pour aller plus vite encore, demande au Saint-Esprit de t’éclairer, puisque telle est Sa mission. Il est toujours au rendez-vous de ceux qui L’invoquent avec un cœur sincère. C’est Lui-même qui a éclairé saint Paul, le grand Apôtre du Christ. Relisons ce qu’il écrivait aux Romains (Rm 8, 26-27) :
« L’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est la pensée de l’Esprit, parce que c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints. »
Tu vois à présent pourquoi le Sauveur Lui-même avait insisté sur la nécessité de naître de nouveau afin d’entrer dans le Royaume de Dieu et, par cette vie nouvelle dans l’Esprit, de connaître toujours davantage le Cœur du Père (Jn 3, 5-8) :
« En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le Royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne t’étonne pas que je t’aie dit : Il faut que vous naissiez de nouveau. »
- N’est-ce pas, ô Saint-Esprit ? Que dis-Tu?
Lorsque j’ai ensuite ouvert le Livre des saintes Écritures pour recevoir Sa réponse, voici la Parole qui m’a été donnée, tirée de la lettre de saint Paul aux Colossiens (Col 2, 20-22) :
« Si vous êtes morts avec le Christ aux principes élémentaires qui régissent le monde, pourquoi, comme si vous viviez dans le monde, vous soumettez-vous à toutes ces règles : “Ne prends pas ! Ne goûte pas ! Ne touche pas !” ? Elles ne concernent que des choses destinées à disparaître dès qu’on en fait usage. Il s’agit bien là de commandements et d’enseignements humains ! »
Puis Il parla à mon cœur et dit :
Il y a une chose que ceux d’entre vous qui désirent que le Christ vive en eux, en chacun d’eux, et y demeure, doivent comprendre, petit cœur : la vie chrétienne n’est pas d’abord une liste d’obligations, mais une vie où le Christ habite en chacun.
Saint Paul avait bien compris cela lorsqu’il écrivait aux Galates (Ga 2, 19-20) :
“Par la Loi, je suis mort à la Loi afin de vivre pour Dieu. Je suis crucifié avec le Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi.”
Avant sa rencontre avec Jésus sur le chemin de Damas, Paul croyait que l’on devenait juste devant Dieu en observant parfaitement la Loi de Moïse : les commandements, les prescriptions et les rites. En tant que pharisien, il s’efforçait d’être irréprochable. Mais lorsqu’il a rencontré le Christ, tout a changé. Il a compris que personne ne peut obtenir le salut par ses propres mérites.
La Loi est bonne, petit cœur : elle révèle la Volonté de Dieu, mais elle montre aussi votre incapacité à être parfaits. Elle conduit l’homme à reconnaître qu’il a besoin d’un Sauveur. Voilà pourquoi Jésus insiste tant pour que Ses disciples demeurent en Lui, comme Lui demeure en eux.
Va leur dire, petit cœur, surtout à ceux qui donnent parfois plus d’importance aux traditions humaines, aux rites ou aux observances extérieures qu’à une véritable communion avec le Christ. Ils risquent de perdre de vue Celui qui seul peut les sauver. Leur situation est sérieuse, car le Seigneur Lui-même a déclaré :“Celui qui ne demeure pas en moi est, comme le sarment, jeté dehors ; il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.”
Va leur dire, petit cœur, et Moi, Je suis avec toi pour t’aider dans cette démarche. Je compte sur toi pour remettre l’accent sur un fait essentiel que dit Le Sauveur:
« Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. »
Amen 🙏 🌹

