Le plus grand don que Dieu nous a offert, c’est l’amour que nous devons avoir les uns pour les autres. Jusqu’à ce matin, en relisant pour la nième fois la parabole de notre Seigneur Jésus-Christ sur les talents, rapportée par Son disciple Matthieu (25,14-30), je dois avouer que je n’en avais pas pleinement pris conscience !
L’amour est en vérité un don de Dieu, un talent qu’Il a placé en chaque être humain, et ne veut pas qu’il reste caché, mais qu’il s’épanouisse, et fructifie, même dans les petites choses. Comme un bon Père, Il a promis une récompense magnifique à ceux qui y sont fidèles : « Bien, bon et fidèle serviteur, tu as été fidèle dans ce peu, je te confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître » (Matthieu 25,21).
Cette promesse a inspiré bien des saints hommes et femmes, dont Mère Teresa, la grande sainte de Calcutta, qui avait consacrée sa vie aux pauvres parmi les pauvres. Elle disait ceci : « Si quelque chose te paraît difficile, souviens-toi que nous ne sommes pas appelés à réussir, mais à être fidèles. La fidélité est importante, même dans les petites choses. Ce n’est pas pour la chose elle-même, mais pour la grande volonté de Dieu. »
Cette pensée m’est restée. En elle j’ai trouvé une belle invitation à cultiver ce talent précieux qu’est l’amour ! Aujourd’hui, que je suis à la retraite et que je ne suis plus dans le monde comme avant, le Seigneur m’a confié une mission : « prier pour les pécheurs ». C’est ainsi qu’elle m’a été présentée par une petite Carmélite à qui j’avais confié voir la Sainte Face de Notre Seigneur sur la croix dans notre petit oratoire à la maison. Elle ne m’a pas posée de questions, et m’a simplement dit : « Il vous demande de prier pour les pécheurs ». Et moi aussi je ne lui ai pas posée de questions, et je me suis engagée tout de suite.
Au fil des années, j’ai compris combien offrir sa prière pour ses frères, sans conditions, sans réserves, sans contraintes, sans reproches, mais avec joie, fidélité, dévotion et tendresse, est un acte d’amour qui plaît énormément à Dieu. Je le sais, parce que l’ennemi tente tout pour m’éloigner de la chapelle !
« Prier sans se décourager, jour et nuit » (Luc 18,1), comme Jésus nous l’a demandé, est une lutte constante. Ce n’est pas facile si l’on n’est pas accompagné. C’est pourquoi Jésus a dit à ses disciples : « Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux » (Matthieu 18,20).
- N’est-ce pas, Ô Saint-Esprit ?
Et le Saint-Esprit a répondu :
En effet, petit cœur, car la mort des fidèles par le péché a beaucoup de prix aux yeux de Dieu. C’est pourquoi Il vous demande de ne pas abandonner vos assemblées, car c’est le moyen de vous encourager mutuellement.
Quand bien même le principal engagement des premiers étaient de partager La Bonne Nouvelle du Christ au monde entier, ils étaient fervents et fidèles à la prière!
Fais de même petit coeur, et encourage tes soeurs et frères à venir te rencontrer dans la prière. Je connais ta foi, elle est grande ! Fortifie la et fortifie celle de tes soeurs et frères par l’invitation à la prière continue. Nous voyons ta lutte, et nous comptons sur ton dévouement à combattre l’Ennemi de la prière. Les armes sont là et nous sommes avec toi. Avant de t’en aller, j’aimerai te dire un mot sur ‘comment prier’, que tu partageras avec tes frères et soeurs qui disent qu’ils ne savent pas prier.
Prier n’est pas un talent ! Prier c’est converser avec votre Père, et la meilleur manière de le faire est de Lui offrir la prière que Le Seigneur Jésus vous a enseignée. (Luc 11:1-4) Puis d’attendre ! C’est Lui qui engagera la conversation et dirigera votre prière, au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.
- Oui Saint-Esprit. Merci pour Tes précieux conseils. Je partage et j’exécute.
Va petit coeur ! Je reste avec toi. +
*(Psaume 116,15 ; Hébreux 10,25).