et le Verbe s’est fait “communion”


Seigneur Dieu, que Tes yeux soient ouverts nuit et jour sur ce lieu dont Tu as dit : “C’est ici que sera Mon nom.” Écoute donc la prière que Ton serviteur fera en ce lieu, et la supplication de Ton peuple lorsqu’ils prieront en ce lieu. Toi, dans les cieux où Tu habites, écoute et pardonne. (1 Rois 8, 29-30)

Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ, solennité

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,51-58.

En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »
Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »


RÉFLEXION

«Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. »

Seigneur ouvre mes lèvres
et ma bouche publiera Ta louange

Ce pain dont parle Jésus, c’est Lui-même, Lui qui est La Parole de Dieu qui a pris chair. (Jean 1:14). «Il (ce pain) n’est pas comme celui que les pères ont mangé», précise Jésus, afin que nous comprenions bien qu’Il parle ici au figuré. En effet, ce pain c’est La Parole de Dieu et non de la manne que les pères ont mangé dans le désert, ni du pain fait à partir de la farine !

  • N’est-ce pas Ô Saint-Esprit? Que dis-Tu ?

Et Le Saint-Esprit répondit:

Un jour que Jésus parlait aux gens qui le suivaient, une femme se mit à lui dire, du milieu de la foule: «Heureux le ventre qui t’a porté ! Heureux les seins qui t’ont allaité ! » Il répondit: «Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent !» (Luc 11:27-28) Va donc leur dire petit coeur, par cette Parole, ~ ce que Jésus-Christ a déclaré ~ et qui vient aider à enlever le rideau de mystère qui plane toujours autour de la ‘communion au Corps et au Sang de Jésus-Christ‘.

En effet, quand vous vous réunissez pour prendre le repas, que vous bénissez la coupe et rompez le pain, n’est-ce pas communion au corps et au sang du Christ ? Et puisqu’il y a un seul pain, tous n’ont-ils pas part à ce pain? * 

  • Quel beau cadeau que Tu nous fais là Ô Saint-Esprit,  tout particulièrement aujourd’hui : Jour de Fête du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ. En effet, cette Parole de Jésus à cette femme, vient remettre les pendules à Son heure. Quant à Ta dernière question : non Ô Saint-Esprit, TOUS n’ont pas part à la communion au Corps du Christ… 

Et Le Saint-Esprit répondit:

Il n’y a qu’une seule Loi qui compte au Cœur de Dieu petit coeur de Jésus, et c’est La Loi de L’Amour, du véritable Amour qui ne juge pas mais libère et sauve par Son Fils ~ Sa Parole incarnée ! «Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.» (Jésus-Christ, Jn 3:17). De plus, ce n’est pas par des choses corruptibles que vous avez été rachetés … mais c’est par un sang précieux, celui d’un agneau sans défaut et sans tache, le Christ. Dieu vous a fait renaître, non pas d’une semence périssable, mais d’une semence impérissable : sa parole vivante qui demeure. (1 Pierre 1:18)

Beaucoup n’ont pas encore compris ce qu’est la communion au Corps et au Sang du Christ. Va leur dire petit coeur. Je suis avec toi.

*de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 10,16-17.)