Seigneur Dieu, que Tes yeux soient ouverts nuit et jour sur ce lieu dont Tu as dit : “C’est ici que sera Mon nom.” Écoute donc la prière que Ton serviteur fera en ce lieu, et la supplication de Ton peuple lorsqu’ils prieront en ce lieu. Toi, dans les cieux où Tu habites, écoute et pardonne. (1 Rois 8, 29-30)
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 4,5-42.
En ce temps-là, Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph.
Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi.
Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. »
– En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter des provisions.
La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.
Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : “Donne-moi à boire”, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. »
Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »
Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. »
La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. »
Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. »
La femme répliqua : « Je n’ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari : des maris, tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; là, tu dis vrai. »La femme lui dit : « Seigneur, je vois que tu es un prophète !… Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. »
Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père.
Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs.
Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père.
Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »
La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. »
Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle. »
À ce moment-là, ses disciples arrivèrent ; ils étaient surpris de le voir parler avec une femme. Pourtant, aucun ne lui dit : « Que cherches-tu ? » ou bien : « Pourquoi parles-tu avec elle ? »
La femme, laissant là sa cruche, revint à la ville et dit aux gens :
« Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Christ ? »
Ils sortirent de la ville, et ils se dirigeaient vers lui.
Entre-temps, les disciples l’appelaient : « Rabbi, viens manger. »
Mais il répondit : « Pour moi, j’ai de quoi manger : c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. »
Les disciples se disaient entre eux : « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? »
Jésus leur dit : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre.Ne dites-vous pas : “Encore quatre mois et ce sera la moisson” ? Et moi, je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs déjà dorés pour la moisson. Dès maintenant,
le moissonneur reçoit son salaire : il récolte du fruit pour la vie éternelle, si bien que le semeur se réjouit en même temps que le moissonneur.
Il est bien vrai, le dicton : “L’un sème, l’autre moissonne.” Je vous ai envoyés moissonner ce qui ne vous a coûté aucun effort ; d’autres ont fait l’effort, et vous en avez bénéficié. »
Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause de la parole de la femme qui rendait ce témoignage : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait. »
Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y demeura deux jours.Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de sa parole à lui,
et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons : nous-mêmes, nous l’avons entendu, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. »
RÉFLEXION
« nous-mêmes, nous l’avons entendu »
Seigneur ouvre mes lèvres
et ma bouche publiera Ta louange
Qu’est-ce qui fait mes biens chères sœurs et chers frères, qu’aujourd’hui, nous sommes des convertis, que nous croyons en Dieu ? Que nous croyons en Sa présence au milieu de nous par notre Seigneur Jésus-Christ, Lui qui nous a révélé le Père et Son Royaume d’Amour, Lui qui nous a envoyé Le Saint-Esprit qui nous rappelle Ses Enseignements, nous aide à les pratiquer et maintenir ainsi une vie de paix et de joie ? Qu’est-ce qui fait que nous gardons foi en une vie meilleure et éternelle sans souffrances, sans peurs, sans angoisses; une vie où nous n’aurons plus jamais faim ni soif de quoique ce soit, ni de qui que ce soit ? Qu’est-ce qui fait que nous gardons foi même au milieu des épreuves, d’une annonce de mauvaise nouvelle, quand les médecins nous condamnent, quand de nuit comme de jour le bruit que font les bombes et les missiles quand ils nous tombent du ciel, nous pétrifie ?
À toutes ces questions bien légitimes mes biens chères sœurs et chers frères, il n’y a qu’une réponse, aussi légitime ! Et ce n’est pas le témoignage de foi de la femme Samaritaine qui la donne! Ni celle de qui que ce soit d’autre qui a rencontré Le Christ. Nous ne croyons pas en Dieu parce que nos parents ou enseignants nous ont transmis leur foi, mais parce que la foi est une Grâce de Dieu. Si nous croyons en Sa Présence au milieu de nous, et avons accepté de renoncer à faire notre volonté pour faire Sa Volonté, si nous Lui avons donné notre vie, ce n’est pas parce que nous L’aimons de tout notre coeur! C’est parce que c’est Lui qui nous a aimés Le Premier. (1 Jean 4:19). Nous-mêmes, nous l’avons entendu déclarer Son Amour pour nous, et nous avons dit OUI à Son Appel ~ Son Appel à AIMER !
Hier j’ai posé une question à une petite âme venue se reposer chez nous parce que de graves événements se déroulent en ce moment au pays où elle vit. Je lui ai demandé si elle serait prête à retourner y vivre dans l’éventualité où les conditions actuelles dans ce pays se maintenaient pour un bon bout de temps encore? Et sa réponse fut catégorique : ‘oui, parce que c’est là que mon époux est, vit et travaille!’
Cette petite âme n’est pas croyante, elle ne croit pas en Dieu mes biens chères sœurs et chers frères, et on pourrait penser que le choix qu’elle a fait n’est pas nécessairement le bon puisqu’elle va vers le danger. Mais elle a fait le même choix que nous avons fait : un choix d’amour ! Elle a décidé de suivre, non pas celui qu’elle aime, mais celui qui l’a aimé le premier ~ qui un jour a posé un genou à terre, l’a regardé droit dans les yeux, lui a demandé de l’épouser, de le laisser prendre soin d’elle et des enfants qu’elle lui donnerait.
Le ‘oui‘ de cette petite âme mes biens chères sœurs et chers frères, malgré qu’il était déjà posé sur son cœur comme un sceau, et prêt à être formulé de vive voix quand la question lui aurait était posée, est arrivé après la demande. Il y a là grande matière à réflexion, car il est sans doute vrai que cette petite âme court au danger, mais elle le fait par amour, tout comme les premiers chrétiens, malgré les grands dangers qu’ils courraient, ont fait le choix de continuer La Mission d’Amour que leur Maître et Seigneur Jésus-Christ leur avait assignée avant de les quitter pour repartir vers Son Père, devenu alors leur Père qui est aux Cieux ! Ils sont tous morts par amour.
Qui donc pourrait juger et empêcher cette petite âme de rejoindre son époux ? En tous cas pas moi, qui apprend à se suffire de La Grâce de Dieu.
- Et Toi Ô Saint-Esprit, que dis-Tu ?
Et Le Saint-Esprit répondit:
En effet petit coeur, c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. * Dieu saura protéger cette famille de tout danger à cause de l’amour qui uni ces époux ~ le même amour qui a été répandu dans vos cœurs par L’Esprit qui uni Le Père au Fils et Le Fils au Saint-Esprit, alors que vous n’étiez encore capables de rien, que vous étiez impies et pécheurs! *
- Merci Ô Saint-Esprit, aujourd’hui je comprends mieux pourquoi je T’aime autant – tout simplement parce que Tu m’as aimé Le Premier, et continues à le faire rien qu’afin que j’apprenne à aimer comme Tu aimes. Merci Père de continuer à me pousser à venir puiser au Puits d’Amour L’Eau Vive de Tes Paroles par Jésus-Christ mon Époux.
À présent va petit coeur ! Va leur dire de ne pas juger ni condamner qui que ce soit pour les choix qu’ils sont appelés à faire, ou alors pour accepter que bien souvent ils n’ont pas de choix ! Car seul Dieu sonde les cœurs et connaît leurs intentions ! Seul Dieu est leur Juge ! Seul Dieu qui est Amour peut mettre en leur coeur suffisamment d’amour pour aimer de tout leur coeur même quand c’est difficile, surtout quand c’est difficile. Va ! Moi, je serai là, devant toi.
Selon : *Éphésiens 2*Romains 5 * l’Exode 17.

