Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,6-11.
« Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la synagogue et enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était desséchée.
Les scribes et les pharisiens observaient Jésus pour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat ; ils auraient ainsi un motif pour l’accuser.
Mais lui connaissait leurs raisonnements, et il dit à l’homme qui avait la main desséchée : « Lève-toi, et tiens-toi debout, là au milieu. » L’homme se dressa et se tint debout.
Jésus leur dit : « Je vous le demande : Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de la perdre ? »
Alors, promenant son regard sur eux tous, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il le fit, et sa main redevint normale. Quant à eux, ils furent remplis de fureur et ils discutaient entre eux sur ce qu’ils feraient à Jésus. »
Seigneur, fais moi la Grâce de Ton Esprit, que je dise au monde ce que Tu veux et non pas ce que je veux.
RÉFLEXION
« Je vous le demande : Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de la perdre ? »
Sabbat ou pas, avec permission ou sans permission, Celui qui a dit : « Moi, je suis venu pour qu’ils aient la vie et qu’ils l’aient en abondance » (Jean 10:10), ne se laisse pas intimidé par quiconque ! Il fait ce pourquoi Il fut envoyé sur Terre, Il remplit Sa Mission : Il remet toute chose à l’endroit et tout redevient normal.
- N’est-ce pas, ô Saint-Esprit ? Que dis-Tu?
Et lorsque j’ai ensuite ouvert le Livre des saintes Écritures pour recevoir Sa réponse, voici la Parole qui m’a été donnée :
«Malheur à vous, spécialistes de la loi et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez aux hommes l’accès au royaume des cieux; vous n’y entrez pas vous-mêmes et vous ne laissez pas entrer ceux qui le voudraient.»( Parole de Jésus de Nazareth, en Matthieu 23:13)
Nous qui sommes les disciples du Seigneur Jésus-Christ dans un monde où l’injustice règne, la corruption, l’indifférence aux souffrances des autres, et plus encore, sont considérées comme attitudes normales à avoir, comment réagissons-nous à tout cela ?
C’est la question qui nous est posée aujourd’hui! Comment allons-nous y répondre ?
Jésus ne nous demande pas seulement : « Que pensez-vous de ceux qui font le mal ? » Il nous demande :
Et toi, que fais-tu lorsque tu vois le mal ?
Que fais-tu lorsque quelqu’un souffre ?
Que fais-tu lorsque faire le bien dérange les habitudes, les règles, les intérêts ou le confort de ceux qui t’entourent ?
Il est facile de condamner l’injustice lorsqu’elle est commise par les autres.
Il est beaucoup plus difficile de prendre position lorsque faire le bien nous coûte quelque chose.
Jésus, Lui, n’a pas hésité. Devant un homme dont la main était desséchée, Il n’a pas laissé la peur des Pharisiens, leur regard, leurs traditions ni leur interprétation de la Loi, l’empêcher de sauver. Il a choisi la vie.
Et peut-être est-ce là que se trouve notre réponse aujourd’hui :
Lorsque nous devons choisir entre notre confort et celui d’un autre, entre notre intérêt et celui d’un autre, entre nous taire ou défendre celui qui ne peut pas se défendre, entre respecter une apparence de justice ou accomplir réellement la justice… de quel côté choisissons-nous de nous tenir ?
Car le sabbat n’est pas contre l’homme. La Loi de Dieu n’est pas contre la vie. Et Dieu ne nous demande jamais de devenir gardiens d’une règle au point d’en oublier le cœur de Celui qui l’a donnée.
« Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal, de sauver une vie ou de la perdre ?»
La question de Jésus demeure posée.
Et aujourd’hui, c’est à chacun de nous d’y répondre.
🌷 Que nos pas nous conduisent toujours vers le Cœur du Christ.
🌷 Que nos bras s’ouvrent à la dimension de Son Cœur Sacré.
✨ Alléluia ! 🙏❤️
