quelle place réserves-tu pour Sa Parole ?

MEDITATION

selon les Lectures du Jour

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,42-46.

« En ce temps-là, Jésus disait : « Quel malheur pour vous, pharisiens, parce que vous payez la dîme sur toutes les plantes du jardin, comme la menthe et la rue et vous passez à côté du jugement et de l’amour de Dieu. Ceci, il fallait l’observer, sans abandonner cela.
Quel malheur pour vous, pharisiens, parce que vous aimez le premier siège dans les synagogues, et les salutations sur les places publiques.
Quel malheur pour vous, parce que vous êtes comme ces tombeaux qu’on ne voit pas et sur lesquels on marche sans le savoir. »
Alors un docteur de la Loi prit la parole et lui dit : « Maître, en parlant ainsi, c’est nous aussi que tu insultes.»
Jésus reprit : « Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d’un seul doigt. »


Biens chères sœurs et chers frères,

Que la Paix de Jésus-Christ notre Seigneur nous soit accordée au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.  Amen +

Ce qui suit n’est ni une nouvelle révélation ni une parole ajoutée à l’Évangile. C’est ce que j’ai reçu dans la prière, à la lumière de la Parole de Dieu. Je le dépose humblement, afin que chacun puisse l’accueillir et le discerner dans son propre cœur, et avec foi qu’à travers Le Saint-Esprit, Jésus en disposera selon Sa Sainte Volonté.

RÉFLEXION

« vous aimez le premier siège dans les synagogues »

Un jour j’ai assisté à une messe où les premiers bancs étaient réservés pour des personnes qui sont arrivées en dernier ! Et je dois avouer que je n’ai pas aimé cela ! Je crois même que ce fut la goutte d’eau qui a fait déborder le vase de mes principes de foi — disons les choses ainsi !

C’est peut-être à ce moment-là que j’ai trouvé le courage de prendre définitivement mes distances avec l’Église institutionnelle.

Je dois reconnaître que cette décision a été difficile étant très attachée à elle ; telle une mère poule qui nourrit chacun de ses poussins sans faire de différence entre eux, c’est ainsi que je fus nourrie jusqu’au jour où elle m’a jugée et condamnée.

Pourtant, ce qui m’a semblé être une épreuve est devenu, pour moi et grâce à La Miséricorde de Dieu, l’occasion de me rapprocher encore davantage de Jésus, mon Sauveur, de méditer chaque jour Sa Parole, et laisser l’Esprit Saint me diriger et me conduire en fonction de La Volonté de Dieu que je découvrais à travers ces méditations. 

Chaque matin, Il me donne rendez-vous pour méditer avec Lui sur l’Évangile du jour. Ce rendez-vous me plaît énormément, car j’ai le sentiment d’avoir grandi dans ma foi, et cela me rend très heureuse !

  • N’est-ce pas Ô Saint-Esprit? Quel est ton avis ? 

Et quand j’ai ouvert Le Grand Livre pour recevoir Sa réponse,  voici ce que j’ai lu :

«Jésus parlait encore quand une femme se mit à lui dire, du milieu de la foule: «Heureux le ventre qui t’a porté ! Heureux les seins qui t’ont allaité !»
Il répondit : «Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent !»

(Luc 11:27-28)

Et cette Parole nous rejoint tous, quelle que soit notre place dans une église, dans une communauté ou dans la société.

On peut occuper le premier banc sans être attentif à la Parole, tout comme on peut être assis au dernier rang et garder cette Parole au plus profond de son cœur.

Mais il y a une nuance essentielle que Le Saint-Esprit m’a révélée : Jésus ne nous demande pas de juger ceux qui occupent les premières places. Il nous invite d’abord à examiner notre propre cœur, et ne laisser aucune blessure devenir le centre de notre vie.

C’est ce qui m’a semblait important de relever à travers ce témoignage !

Et je terminerais par cette question que je laisserai résonner dans mon cœur pendant toute cette journée :

  • « Seigneur, quelle place est-ce que je cherche à occuper devant les hommes, et quelle place est-ce que je laisse à Ta Parole dans ma vie ? »