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MEDITATION

selon l’Évangile du Jour

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc11,27-28.
9,57-62.

«En ce temps-là, comme Jésus était en train de parler, une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire : « Heureuse la mère qui t’a porté en elle, et dont les seins t’ont nourri ! » Alors Jésus lui déclara : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! »


Biens chères sœurs et chers frères,

Que la Paix de Jésus-Christ notre Seigneur nous soit accordée au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.  Amen +

Ce qui suit n’est ni une nouvelle révélation ni une parole ajoutée à l’Évangile. C’est ce que j’ai reçu dans la prière, à la lumière de la Parole de Dieu. Je le dépose humblement, afin que chacun puisse l’accueillir et le discerner dans son propre cœur, et avec foi qu’à travers Le Saint-Esprit, Jésus en disposera selon Sa Sainte Volonté.

RÉFLEXION

« Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! »

Nous le savons, Dieu ne fait pas de différence entre les personnes. Son amour est offert à tous, sans condition.

Aujourd’hui, cependant, cette Parole de Jésus m’invite à m’interroger : qu’est-ce qui fait le bonheur de celui ou de celle qui marche à Sa suite ? Est-ce la place que nous occupons dans le cœur des autres ? La reconnaissance que nous recevons ? Les marques d’affection qui nous sont témoignées ?

Ou est-ce plutôt cette fidélité toute simple qui consiste à écouter Sa Parole, à l’accueillir dans notre cœur et à nous efforcer de la mettre en pratique ?

Jésus ne dévalorise ni la maternité ni l’amour d’une mère pour son enfant. Il nous rappelle que le bonheur véritable ne dépend pas d’un statut, d’une place privilégiée ou de la reconnaissance des hommes, mais aussi de notre manière d’accueillir la Parole de Dieu et de lui rester fidèles.

Et cette Parole vient me rejoindre aujourd’hui dans ma propre histoire.

Il m’arrive, comme à chacun, de souffrir de ne pas me sentir comprise, de me comparer aux autres ou de me sentir moins aimée, moins appréciée.

Mais est-ce là que je dois chercher ma valeur ?

  • Non, mon Dieu ! Ce matin, Tu me rappelles que je n’ai pas besoin d’être reconnue par les hommes pour apprendre à vivre dans la confiance de Ton amour. Hier encore, j’ai rendu visite à une âme souffrante. Nous avons beaucoup parlé de Toi et, au moment de mon départ, cette personne m’a confié que ma visite lui avait apporté beaucoup de joie. Quelle grâce, Seigneur, de pouvoir ainsi apporter un peu de réconfort à un cœur éprouvé ! Je T’en remercie humblement. Je ne sais pas ce que cette rencontre portera demain, mais je Te confie cette petite semence, afin que Tu la fasses grandir selon Ta volonté. ALLÉLUIA ! Merci, mon Dieu !

Plus tard, dans le silence de la prière, j’ai ouvert le Livre des Saintes Écritures pour accueillir une lumière du Saint-Esprit. Voici la Parole sur laquelle je suis tombée :


« Beaucoup de premiers seront derniers, beaucoup de derniers seront premiers. »
(Matthieu 19, 30)

En recevant cette Parole, je me suis sentie consolée.

  • Combien de fois, Seigneur, nous laissons-nous blesser par la place que les autres semblent nous accorder ! Combien de fois comparons-nous nos vies, nos chemins, nos joies et nos peines ! Pourtant, qui suis-je pour mesurer ma valeur à celle d’un autre? Tu connais mon histoire, mes erreurs, mes blessures, mes regrets et les chemins par lesquels Ta miséricorde m’a conduite jusqu’à Toi.
    Tu sais aussi combien j’ai encore à apprendre de Ton amour. Alors, Père, apprends-moi à ne plus chercher ma consolation dans l’idée d’être meilleure ou plus fidèle qu’un autre, mais dans la confiance que je peux placer en Toi. Merci de m’apprendre que je n’ai pas besoin d’être la première aux yeux des hommes pour continuer à marcher avec Toi.

Et, de nouveau, au cours de ma lecture des Saintes Écritures, voici ce que j’ai lu :
« Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. »

Puis :

« Et là, il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. » (Marc 6, 4-5)

  • Seigneur, ces paroles me rappellent combien il peut être difficile d’être compris par ceux qui nous connaissent depuis longtemps. Mais garde-moi de juger trop vite les cœurs et les intentions.
    Si je me sens blessée, apprends-moi à ne pas répondre par l’amertume. Si je me sens oubliée, apprends-moi à ne pas oublier les autres. Et si je ne suis pas comprise, donne-moi la patience de continuer à aimer sans chercher à imposer mon chemin. Car je ne veux pas seulement écouter Ta Parole : je veux apprendre à la garder jusque dans mes relations les plus difficiles. Je veux apprendre à prier pour ceux qui me blessent, à pardonner sans orgueil et à aimer sans attendre en retour. Père, merci pour Ta miséricorde, qui ne cesse de me relever et de m’enseigner. Je ne suis pas arrivée au bout du chemin. Je suis simplement une pécheresse pardonnée qui désire apprendre chaque jour à aimer comme Jésus aime. Et si je dois retenir une chose aujourd’hui, que ce soit celle-ci : Ma valeur ne dépend pas du regard des hommes. Ma consolation ne dépend pas de la comparaison avec les autres. Et ma fidélité se vit dans les gestes d’amour que je pose, même lorsque personne ne les remarque. Merci, Père, de m’apprendre à marcher humblement avec Toi.
    Alléluia
    !