Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu
12,1-8.
En ce temps-là, un jour de sabbat, Jésus vint à passer à travers les champs de blé ; ses disciples eurent faim et ils se mirent à arracher des épis et à les manger. Voyant cela, les pharisiens lui dirent : « Voilà que tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! » Mais il leur dit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, lui et ceux qui l’accompagnaient ? Il entra dans la maison de Dieu, et ils mangèrent les pains de l’offrande ; or, ni lui ni les autres n’avaient le droit d’en manger, mais seulement les prêtres. Ou bien encore, n’avez-vous pas lu dans la Loi que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple, manquent au repos du sabbat sans commettre de faute ? Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple. Si vous aviez compris ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice, vous n’auriez pas condamné ceux qui n’ont pas commis de faute. En effet, le Fils de l’homme est maître du sabbat. »
Seigneur ouvre mes lèvres
et ma bouche publiera Ta louange
RÉFLEXION
« vous n’auriez pas condamné ceux qui n’ont pas commis de faute. »
Rebondissant sur cette Parole de mon Seigneur Jésus-Christ, une question monte aujourd’hui dans mon cœur :
Est-ce une faute que d’avoir faim et soif de communier au Corps et au Sang du Christ, consacrés dans le pain et le vin de l’autel ? Et ma réponse est : non. Bien au contraire, ce désir témoigne d’une faim profonde de Dieu, d’un amour et d’une confiance envers Celui qui a promis de se donner entièrement à ceux qui viennent à Lui.
Celui qui cherche le Christ avec sincérité ne cherche pas un simple rite ; il cherche Celui qui est la Vie, Celui qui a dit : « Je suis le pain vivant descendu du ciel ; si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. » (Jean 6,51)
La faim de Dieu est une grâce. Elle révèle dans le cœur humain ce désir d’être uni à son Créateur, nourri par Sa présence et fortifié par Son amour.
Cependant, lorsque des situations humaines empêchent certains fidèles de recevoir ce sacrement, une souffrance profonde peut naître dans leur cœur. Cette souffrance, je la connais moi-même. Mais le Seigneur m’a appris que Sa grâce ne se laisse jamais enfermer par les limites humaines. Là où une porte semble se fermer, Dieu ouvre un autre chemin. Car Il continue de nous nourrir par Son Verbe vivant, Jésus-Christ, et par Sa Parole qui donne la Vie. C’est pourquoi je tiens à témoigner avec paix et espérance que lorsque nous ne pouvons pas recevoir le Pain eucharistique comme nous le désirons, le Seigneur ne nous abandonne pas. Il vient à nous autrement, car Son amour est plus grand que toutes nos circonstances.
Je fais partie de ceux qui ont été blessés par certaines décisions humaines. L’amour pour La Croix, tous ces crucifix que mes mains ont fasconné dans l’adoration et la prière, pour Sa gloire, ont fasconné mon coeur. Il a choisi de ne pas laisser la blessure devenir une source d’amertume. Par Ses propres blessures, Jésus crucifié a pansé et guéri les miennes.
Aujourd’hui je prie pour que chacun de nous puisse toujours rechercher la volonté de Dieu avec un cœur rempli de miséricorde :
« Je veux la miséricorde, non le sacrifice. »
Cette Parole est un Appel pour tous : pour ceux qui accueillent, pour ceux qui accompagnent, pour ceux qui enseignent, et pour ceux qui souffrent.
Quant à moi, le Seigneur a pris soin de me nourrir autrement. Il m’a conduite vers Son Verbe, vers Sa Parole vivante, vers Jésus-Christ, et Sa grâce me suffit.
Avec mon époux, nous voulons humblement celles et ceux qui traversent une épreuve semblable, et leur dire : ‘Ne laissez jamais une blessure vous éloigner du Christ. Au contraire, rapprochez vous de Lui, et Il s’approchera de vous. La Parole de Dieu s’approchera de vous. Le Saint-Esprit vous les rappellera. Nourrissez-vous de Sa Parole. Cherchez Son Visage. Demeurez dans Son Amour.
À ce moment de cette Réfléxion, et comme je le fais à chaque fois, je me suis tournée vers l’Esprit Saint afin qu’Il nous fasse grâce d’une Parole de Dieu. Voici celle qu’Il m’a donné :
«Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. Amen, amen, je vous le dis : un serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie. Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites.»
(Jean 13:13-17)
Et de mon âme a jailli cette prière :
- Seigneur Jésus Merci ! Merci de ne pas nous avoir jugé, condamné, abandonné, mais de nous avoir ouvert ce Chemin de guérison. Apprends-nous à demeurer Tes disciples dans le calme et la paix que Tu nous as si gratuitement donné: non seulement en recevant Ton amour chaque jour quand nous ouvrons Le Livre des Saintes Écritures, mais en nous donnant la possibilité et la capacité de faire la même chose pour ceux que Tu nous envoies. Amen. 🙏

