73 ans après… que me manque-t-il?


Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu19,16-22.

« En ce temps-là, voici que quelqu’un s’approcha de Jésus et lui dit : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » Jésus lui dit : « Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Celui qui est bon, c’est Dieu, et lui seul ! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. » Il lui dit : « Lesquels ? » Jésus reprit : « ‘Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage. Honore ton père et ta mère.’ Et aussi : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ » Le jeune homme lui dit : « Tout cela, je l’ai observé : que me manque-t-il encore ? » Jésus lui répondit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. » À ces mots, le jeune homme s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.»


Seigneur, fais moi la Grâce de Ton Esprit, que je dise au monde ce que Tu veux et non pas ce que je veux.

RÉFLEXION


« que me manque-t-il encore ? »

En répondant à cette question, Jésus fait remarquer en premier que Dieu seul est bon. Peut-être veut-Il ainsi nous faire prendre conscience et garder en mémoire que Dieu est bon par nature et que nous, bien qu’Il nous ait créés à Son image, devons travailler à le devenir. C’est pourquoi Il nous a donné des commandements à suivre et à pratiquer. C’est pourquoi, en Jésus-Christ, Son Envoyé, Son Messager, Son Fils bien-aimé qui nous les a révélés, Dieu nous a fait don de Lui-même.

Jésus-Christ est pour l’humanité l’Exemple par excellence à suivre. Je ne le dis pas par déduction, mais par expérience. À plusieurs moments de ma vie, comme le jeune homme de l’Évangile, il m’est arrivé de ressentir ce manque que je n’ai pu comprendre que bien plus tard.

Ayant été élevée par des religieuses irlandaises et des tantes très pieuses, j’ai vécu toute mon enfance dans la dévotion et les pratiques religieuses. Je rends grâce à Dieu aujourd’hui encore pour ces femmes qui ont joué un rôle immense dans ma vie. Elles ont été, chacune à sa manière, les pierres sur lesquelles je me suis appuyée pour construire une maison habitable pour Jésus. L’éducation qu’elles avaient elles-mêmes reçue du Christ me sert encore aujourd’hui pour avancer dans ma foi.

Certes, il y eut plusieurs moments où le pauvre Jésus a dû quitter la maison et fuir, tant les démons m’avaient assaillie et je succombais à leurs tentations. 😄

Quand je regarde ma vie en rétrospective, je me demande parfois comment j’ai pu m’en sortir ! Je crois que, de loin, Jésus veillait sur moi. S’Il a dû s’en aller, je pense qu’Il a laissé un ange derrière Lui, qui a campé jour et nuit auprès de ma porte d’entrée. Et je pense aussi que cet ange, c’était Maurice, mon premier amour.

Je l’ai compris lorsqu’il est revenu dans ma vie, après trente-trois années durant lesquelles j’avais erré dans l’enfer des tentations et des chutes. Il m’a alors raconté qu’au cours de ces trente-trois années, il y avait eu des moments où son cœur m’était profondément resté attaché. Il ressentait très fortement que j’étais en danger et priait alors Dieu de me protéger.

Cela a duré ainsi, lui dans sa vie et moi dans la mienne, jusqu’au jour où le Bon Dieu Lui-même arrangea notre nouvelle rencontre et nous unit pour la vie dans Son Amour.

Cela fait maintenant vingt-six ans que la paix et la joie de Jésus-Christ ornent notre maison, devenue la Maison du Saint-Esprit. Que les mauvais esprits se rassurent : ce n’est pas pour autant que les tentations ont disparu ! 😄 Mais qu’ils soient toutefois prévenus : la bataille est gagnée, car ils n’ont plus d’emprise sur moi. Ma maison est gardée, physiquement comme spirituellement. Je ne manque de rien.

Après avoir vécu un court moment à la lumière, j’ai connu le monde des ténèbres. Et c’est une bonne chose, car cela m’a permis d’en reconnaître les pièges et, en mon âme et conscience, faire le choix de ma vie :  j’ai pu renoncer à ses tentations.

Je vis désormais à la Lumière du Christ.

  • N’est-ce pas, ô Saint-Esprit ? Que dis-Tu?

Et lorsque j’ai ensuite ouvert le Livre des saintes Écritures pour recevoir Sa réponse, je suis tombée sur Le Livre du prophète de Dieu Jérémie (17:5-10). Et voici ce que j’ai lu :

Voici ce que dit l’Éternel: Maudit soit l’homme qui fait confiance à ce qui est humain, qui prend des créatures pour appui et qui détourne son cœur de l’Éternel ! Il est pareil à un genévrier dans la plaine: il ne voit rien venir de bon, il habite les endroits brûlés du désert, une terre salée et sans habitants. Béni soit l’homme qui fait confiance à l’Éternel et qui place son espérance en lui ! Il ressemble à un arbre planté près de l’eau et qui étend ses racines vers le cours d’eau: il ne s’aperçoit pas de la venue de la chaleur et son feuillage reste vert. Lors d’une année de sécheresse, il ne redoute rien et il ne cesse pas de porter du fruit.

  • « Que me manque-t-il encore ? »

Il ne me manque rien de ce que le monde pourrait me donner. Je sais toutefois qu’il me faut encore et toujours travailler à demeurer enracinée en Dieu, afin que mon cœur désormais léger et libre, ne se détourne jamais de Lui. Je sais que tout peut changer autour de moi : les saisons, les épreuves, les sécheresses, les tempêtes… Maisje sais aussi que si mes racines demeurent plongées dans l’Eau vive des Enseignements de mon Sauveur, je porterai encore du fruit.

Et peut-être est-ce là la véritable richesse que Jésus voulait révéler au jeune homme : ne plus chercher ce qui nous manque, mais découvrir en Qui nous avons tout.

  • Merci Ô Saint-Esprit pour cette pensée. 

« Béni soit l’homme qui fait confiance à l’Éternel et qui place son espérance en lui ! »

🌷 Que nos pas, chers amis du Christ Jésus, nous conduisent toujours vers Son Cœur 🌷 Et que nos bras s’ouvrent à la dimension de Son Cœur Sacré. ✨ Alléluia ! 🙏❤️