Seigneur Dieu, que Tes yeux soient ouverts nuit et jour sur ce lieu dont Tu as dit : “C’est ici que sera Mon nom.” Écoute donc la prière que Ton serviteur fera en ce lieu, et la supplication de Ton peuple lorsqu’ils prieront en ce lieu. Toi, dans les cieux où Tu habites, écoute et pardonne. (1 Rois 8, 29-30)
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu
8,5-17.
En ce temps-là, comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia :
« Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. »
Jésus lui dit : « Je vais aller moi-même le guérir. »
Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri.
Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. »
À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi. Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux, mais les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. » Et, à l’heure même, le serviteur fut guéri.
Comme Jésus entrait chez Pierre, dans sa maison, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre.
Il lui toucha la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait.
Le soir venu, on présenta à Jésus beaucoup de possédés. D’une parole, il expulsa les esprits et, tous ceux qui étaient atteints d’un mal, il les guérit,
pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : ‘Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies.’
Seigneur ouvre mes lèvres
et ma bouche publiera Ta louange
RÉFLEXION
« Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. »
À la supplication du centurion romain : « Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. » Jésus n’a pas hésité une seconde. Avant même que le centurion n’eut terminé sa phrase, Jésus lui répondit : « Je vais aller moi-même le guérir. » Mais le centurion, l’arrêtant dans Son élan, poursuivit en disant : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. » Jésus fut dans l’admiration, tant de foi, qu’Il guérit le serviteur du centurion sans même se déplacer pour se rendre à sa maison. Voyez jusqu’où va la compassion de notre Seigneur Jésus, chers frères et sœurs ! À notre tour, soyons dans l’admiration devant Lui. À notre tour, soyons séduits par tant d’amour — un amour inconditionnel qui dépasse tout jugement et guérit instantanément. À notre tour, rendons grâce pour l’exemple qu’Il nous donne : même lorsque nous trouvons difficile de ne pas juger notre prochain, nous pouvons nous rappeler que Jésus ne s’est pas soucié de la dignité ou de la condition du malade ou du païen. Au contraire, Il a admiré l’humilité du centurion, et a loué sa foi, qu’Il a qualifiée d’exemplaire et peu commune : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi. »
Conclusion
Cette rencontre avec le centurion nous enseigne que la foi sincère, l’humilité et la confiance en la puissance du Seigneur ont le pouvoir de guérir et de transformer. Elle nous invite à reconnaître que la grandeur de notre foi ne dépend pas de nos mérites ou de notre condition, mais de notre humilité et de notre confiance totale en la bonté infinie de Dieu. Soyons donc inspirés par cet exemple, et ouvrons nos cœurs à l’amour inconditionnel du Christ, qui ne juge jamais, mais guérit et sauve tous ceux qui croient en Lui.
