folle et affamée

cruche

« Ils n’ont pas besoin de s’en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger »

Mt.14, 13-21

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C’est ce qu’en ce puits, j’essaie de faire. Toutefois, devant le manque de commentaires, je me suis plusieurs fois inquiétée.

Je visite régulièrement le blog de mon ami, le catholique anonyme, qui poste une réflexion le samedi matin. J’avoue qu’il m’est arrivée de noter le nombre de commentaires qui lui sont adressées chaque semaine et les échanges de vues qui se font à chaque réflexion, et de les comparer aux miens, quasiment inexistants ; et à chaque fois je n’ai pu m’empêcher d’avoir un pincement au cœur, en me disant que cela fait 4 ans maintenant que je tiens le mien quotidiennement (ou presque) et qu’à l’encontre de mon ami, je m’adresse à un public fantôme.

Ce matin encore, je me suis posée la question en me demandant si je ne suis pas un peu folle de continuer à tenir ce blog qui semble désespérément perdu au milieu d’une foule d’autres blogs et de sites sur l’internet, qui parlent et discutent de pratiquement la même chose, semant la même Bonne Nouvelle ou presque ! Ne devrais-je pas prendre la décision qui quelque part s’impose à moi, de le fermer une bonne fois, ce puits où personne ne semble venir puiser L’Eau Vive qui pourtant coule à flots chaque jour ? Ou alors peut-être devrais-je réduire ces élans quotidiens ? Ne poster qu’une réflexion par semaine, ou alors une ici ou là – au hasard de mes humeurs ou de ma disponibilité ?

Et si je m’inquiétais pour rien ? Peut-être bien est-ce cela que je ne fais pas : laisser au Bon Dieu le soin de S’inquiéter à ma place de qui passe ou ne passe pas, de qui doit passer ou ne pas passer, quand et pourquoi ! Car finalement c’est bien pour Lui que je m’applique à faire ce travail chaque jour. C’est bien pour Lui que je m’applique à nourrir Ses enfants, qu’ils aient à manger ici même, qu’ils n’aient pas à aller ailleurs pour se gaver ?

Qu’en penses-Tu Seigneur, Toi qui sait qui voit tout, qui est en tout et tous ? Que devrais-je faire ?

« Ne tremble donc pas devant eux, car au milieu de toi est le Seigneur ton Dieu. »

Dt :7,21

Seigneur, comme j’ai honte d’avoir douté de Toi. Pardonne-moi de m’être sentie seule à œuvrer alors que j’ai oublié, l’espace d’un égarement, qu’en fait c’est Ton œuvre qui transpire au bout de mes doigts tapant chaque matin sur le clavier ! Pardonne ma complaisance, mon manque d’humilité.

Je Te suis reconnaissante de m’avoir accordé la raison de continuer quotidiennement mes élans. Si ce n’est pour les ‘fantômes’, je continuerai à le faire pour Toi, mon Seigneur et mon Dieu, pour Te plaire, je garderai actif ce blog, sans m’inquiéter du reste qui est de Ton ressort.

Je te suis reconnaissante à toi aussi petit ange gardien, ma petite sœur qui vit au Ciel et qui veille sur ses pauvres et faibles petites sœurs de la Terre dont je fais partie. Je te suis reconnaissante de notre petite conversation de ce matin, et je me souviendrai de tes paroles si toutefois le désir de me martyriser à ce propos me viendra, mais espérons qu’il ne me prendra plus :

« Mes désirs de martyre ne sont rien, ce ne sont pas eux qui me donnent la confiance illimitée que je sens en mon cœur. Ce sont, à vrai dire, les richesses spirituelles qui rendent injuste, lorsqu’on s’y repose avec complaisance et que l’on croit qu’ils sont quelque chose de grand… Ces désirs sont une consolation, que Jésus accorde parfois aux âmes faibles comme la mienne (et ces âmes sont nombreuses) mais lorsqu’il ne donne pas cette consolation, c’est une grâce de privilège, rappelez-vous ces paroles du Père : « Les martyrs ont souffert avec joie et le Roi des Martyrs a souffert avec tristesse. » Oui Jésus a dit : « Mon Père, éloignez de moi ce calice ?  » … Ah ! je sens bien que ce n’est pas cela du tout qui plaît au Bon Dieu dans ma petite âme, ce qui lui plaît c’est de me voir aimer ma petitesse et ma pauvreté, c’est l’espérance aveugle que j’ai en sa miséricorde… Voilà mon seul trésor. […], pourquoi ce trésor ne serait-il pas le vôtre ?… *

Oui petite sœur, je désire ce trésor plus que n’importe quel autre.

Et a toi aussi petit frère qui vit encore sur la Terre et qui de tes messages quotidiens reçus de Jésus notre Sauveur, remplit mon âme d’espérance et de joie, je te suis reconnaissante pour le message expédié dans ma boîte mails ce matin :

« Mon enfant, tout est entre les mains du Père, toi tu n’as rien à craindre. Tu ne dois avoir aucune préoccupation ou inquiétude, sachant que ton Père qui t’aime follement s’occupe de tout, dans les moindres détails… Plus tu t’abandonnes, plus le Père peut agir pour te libérer et te combler. »*

Je suis comblée. Merci monsieur Saint Esprit.

Chers frères et soeurs, laissons Dieu faire ! Ne nous inquiétons de rien. Soyons seulement à Son service. Soyons Ses mains, Ses bras, Ses jambes, Ses pieds, Ses yeux, Ses oreilles, Sa bouche, Ses lèvres… Faisons ce que nous devons faire pour Son Bonheur car Lui S’occupe du nôtre.

Amen petite croix tau

 

December 2004

Doris +/ Fraternité Dieu Miséricorde

votre soeur, en Christ et Christ à Dieu

 

*STEJ (Extrait de « Œuvres Complètes » aux Ed. du Cerf P 552, LT 197)

* La Pensée du Jour – extraite du livre ‘Pour le bonheur des Miens, Mes choisis – Jésus’, de Léandre Lachance, volume 1, numéro 91.

 


dieu vous benisse

petite croix tau