savoir se taire : un art divin

Seigneur Dieu, que Tes yeux soient ouverts nuit et jour sur ce lieu dont Tu as dit : “C’est ici que sera Mon nom.” Écoute donc la prière que Ton serviteur fera en ce lieu, et la supplication de Ton peuple lorsqu’ils prieront en ce lieu. Toi, dans les cieux où Tu habites, écoute et pardonne. (1 Rois 8, 29-30)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,41-51.

Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume. À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents. Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher. C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! » Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? » Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait. Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.


Cœur Immaculée de Marie

RÉFLEXION
« Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? »

Seigneur ouvre mes lèvres
et ma bouche publiera Ta louange

Il y a une raison, une explication à tout événement, toute épreuve, toute souffrance. Comme ici en cette histoire de l’enfant Jésus qui, sans intention de sa part de nuire à ses parents, les avait fait souffrir en disparaissant pendant trois jours. Cependant, voyant combien ils étaient bouleversés, et devant les reproches de sa mère, Jésus essaya d’expliquer la raison de sa ‘disparition’. Mais, voyant qu’ils ne comprenaient pas ce qu’il leur disait, dans sa grande sagesse déjà remarquable à l’âge de 12 ans, Il décida de ne pas pousser l’affaire plus loin, de rentrer avec eux à Nazareth, et de leur être soumis en attendant le moment où sa Mission devait commencer. Quant à Marie sa mère, elle fit la même  chose : elle décida de ne pas questionner son enfant plus que de raison, et garda tous ces événements dans son cœur.

Jésus et Marie nous donnent ici un bel exemple ! Comme eux, pour préserver l’amitié ou l’amour, il faut savoir se taire, accepter même, dans certaines situations, de perdre la face pour ainsi dire, afin de ne pas envenimer les choses. Cela demande une grande maîtrise de soi, un dépassement de sa propre pensée, une grande noblesse de cœur, qui ne s’acquiert que par l’obéissance, la fidélité, la connaissance et la foi en Celui que l’on sait fera justice s’il y a lieu, mais, en tous cas, remettra tout à l’endroit, sans abîmer.

  • N’est-ce pas Ô Saint-Esprit? Que dis-Tu ?

Et Le Saint-Esprit répondit:

Tu as raison petit coeur ! Sur la question de foi, il est écrit que: « sans la foi, il est impossible d’être agréable à Dieu, car il faut que celui qui s’approche de lui croie que Dieu existe et qu’il récompense ceux qui le cherchent. » (Hébreux 11:6). Et sa récompense sera de prendre les choses entre Ses mains puissantes et bienveillantes, et de tout arranger. En sorte que tous les impliqués seront libérés du poids de devoir gérer une situation difficile, voire impossible, susceptible de blesser, de faire des dégâts, ou pire encore. De plus, il est aussi écrit, que la langue a pouvoir de vie et de mort. (Proverbes 18:21) Dans certaines situations, le moins que l’on dit le mieux que c’est.

En conclusion donc, le mieux à faire c’est de toujours se tourner vers Dieu, et Lui demander de l’aide, au Nom de Jésus bien entendu, afin d’en recevoir et que votre joie soit complète. (Jean 16:24) 

À présent vas leur dire petit coeur. Nous sommes heureux de pouvoir compter sur la sagesse que tu as acquise avec beaucoup de persévérance. Aujourd’hui même tu as su la mettre à exécution et profit. Tu as eu les mots qu’il faut quand il a fallu, et su t’arrêter : laisser gagner pour ne pas envenimer. Nous sommes fiers de toi. Vas. Je suis avec toi.