Le Pont

Pensée du Jour :

en serviteur désintéressé, travaille comme si tout dépendait de toi, tout en sachant que tout dépend de Dieu. (d’après une pensée du Bienheureux JPII commentant la vie de Daniel Brottier)

petite croix tau

Réflexion du Jour :

JESUS ET LA BIBLE

Le jeudi de la 2e semaine de Carême

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 16,19-31

Jésus disait cette parabole : « Il y avait un homme riche, qui portait des vêtements de luxe et faisait chaque jour des festins somptueux. Un pauvre, nommé Lazare, était couché devant le portail, couvert de plaies. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais c’étaient plutôt les chiens qui venaient lécher ses plaies. Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; il leva les yeux et vit de loin Abraham avec Lazare tout près de lui. Alors il cria : ‘Abraham, mon père, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l’eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. – Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : Tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur. Maintenant il trouve ici la consolation, et toi, c’est ton tour de souffrir. De plus, un grand abîme a été mis entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient aller vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne vienne pas vers nous. ‘ Le riche répliqua : ‘Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. J’ai cinq frères : qu’il les avertisse pour qu’ils ne viennent pas, eux aussi, dans ce lieu de torture!’ Abraham lui dit : ‘Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! Non, père Abraham, dit le riche, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront. ‘ Abraham répondit : ‘S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus. ‘ »

Paroles du Seigneur. Rendons grâce à Dieu.

A Toi, Dieu de nos pères, notre action de grâce et notre louange, car Tu nous as donné la Sagesse et la Force. *

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«‘S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.»

 
Réflexion : Elizabeth-Marie de la Miséricorde et de la Sainte Face

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Commentant sur la vie du missionnaire spiritain, le Bienheureux Daniel Brottier, Jean Paul II disait qu’en ‘serviteur désintéressé, il travaillait “comme si tout dépendait de lui, mais aussi sachant que tout dépend de Dieu”. Ainsi, rien n’a pu arrêter sa charité.

Etre conscient aujourd’hui et croire qu’en tout temps et en tout ce que l’on entreprend, Dieu est avec nous, est une grâce inouïe – une grâce qui est accessible à tout être de chair, malgré sa mortalité en ses possibilités limitées – une grâce qui quand elle est reçue doit être non seulement partagée dans la joie mais dont les bienfaits doivent être témoignés en toute humilité.

Autrefois, ce n’était pas le cas. Du temps de Moïse et des Prophètes, Dieu n’était autre que ce feu qui brûlerai toute chair qui oserai s’approcher de Lui sans jamais la consumer – un feu qui ne se révélait qu’à certains élus de Lui seulement – et devant lequel ces élus devaient se prosterner après avoir oter leurs souliers de leurs pieds et cacher leurs visages ! Pour Moïse et les Prophètes, Dieu était un feu qu’aucun regard d’homme ne pouvait soutenir et qu’il fallait craindre à tout prix. (Ex.3)

Heureusement que l’heure est arrivée, et c’est maintenant, (Jn.4) que tout homme peut adorer et voir Dieu, non pas comme un Dieu lointain, mais un Dieu Père qui est proche de lui par l’Esprit, qui vit avec lui, qui agit en lui et par lui !

C’est grâce à L’Esprit Saint que Dieu, pénètrant les cœurs et scrutant les reins de tout un chacun (Ps.1), voit le bon travail accomplit et récompense selon Sa promesse : beaucoup plus en ces temps-ci et dans le monde à venir, la vie éternelle. (Lc.18)

C’est aussi grâce à L’Esprit Saint que Dieu se met aujourd’hui au service de l’homme gratuitement et dans le seul but de l’aimer et de le sauver du mal qui est en lui.

Quelle révolution en effet dans la vie de l’homme, pécheur et mortel ! Quelle grâce pour lui de savoir qu’en sa propre resurrection, la vie humaine sera pour toujours possible !

Tout est grâce !

N’est-ce pas donc commettre un grave délit contre Dieu que de ne pas reconnaitre en L’Esprit Saint, Sa Présence vivante et agissante parmi nous ? N’est-ce pas blasphémer contre L’Esprit Saint Lui-même que de ne pas L’utiliser et ainsi continuer à creuser un peu plus entre Le Père et Ses fils, le grand abîme qui les sépare ?

Jadis, avec la permission du Bon Dieu, j’ai comparé L’Esprit Saint à la flamme au bout d’un cierge. Voyant ainsi le cierge comme Le Père et la mèche à l’intérieure du cierge, comme Le Fils, responsable d’allumer la flamme qui éclaire et réchauffe le cœur des hommes et qui leur dit leur vraie nature : tu es l’enfant de Dieu, tu es l’héritier d’un Royaume et non une simple créature appellée à te battre pour survivre dans l’immensité d’une nature généreuse.

Aujourd’hui j’aimerai, si Le Bon Dieu le permet, comparer L’Esprit Saint à un pont – un pont en forme de Croix, que Lui-même, dans Sa grande Miséricorde, place sur le ‘grand abîme’ des péchés qui nous séparent de Lui – afin que nous puissions l’utiliser pour courir jusqu’à Lui – que le mal alors ne puisse plus arrêter l’action du Bien qui est en chacun de nous.

Croix de Jésus-Christ : Pont suspendu sur le grand abîme des péchés du monde qui le sépare de Dieu.

Croix de Jésus-Christ, Pont suspendu… mais aussi Chemin de Pardon étendu qui vit naître La Miséricorde, grâce au glaive du Salut qui a permis au pécheur repenti d’être aimé et sauvé.

Croix de Jésus-Christ, à prendre ou à laisser – le choix est le tien !

Aujourd’hui j’aimerai, car Le Bon Dieu me le permet, déposer ma propre croix au bord de ce grand abîme et marcher librement sur ce Pont… comme pour le ressusciter et le baptiser de nouveau… en dansant joyeusement et en rendant grâce pour Sa Présence et Son Utilité trop longtemps oubliées !

Aujourd’hui, si Tu me permets Seigneur, j’aimerai, avec autorité mais en toute humilité, pour Ta gloire et le Salut du monde entier, chuchoter à l’oreille de chacun de Tes enfants en espérant les convaincre, au nom du Père par le Fils dans le Saint Esprit, à revenir à Toi. A chacun, et avec Ta permission, je dirai :

‘Mon enfant, il n’est pas trop tard ! Reviens à Dieu, ton Père qui est aux Cieux. Il t’attend – Il te suscite de nouveau en bon ouvrier que tu es. N’aie pas peur de déposer tous ces fardeaux et lourdes croix que tu portes, qui te freinent et te paralysent, t’empêchent d’avancer sur le Chemin de La Vérité. N’aie pas peur d’utiliser ce divin Don qu’est Le Saint Esprit, re susciter expressément pour toi aujourd’hui – pour te guider et t’accompagner vers Lui. N’aie pas peur – Lui qui S’est incarné de Son propre gré, voici 2000 et quelques années passées, en Se révélant, non plus comme un feu brûlant qui consommerai toute chair, mais en Consolateur des affligés, Libérateur des opprimés, Source vivante de miséricorde pour tous, a besoin que, pour tes frères et sœurs de la Terre, tu en fasses autant. Mon enfant, reviens au Père dans la joie et dans la paix, en sachant qu’Il t’attend pour travailler… à l’autre bout de toi, enfin libéré ! ’

Alors, convaincu de Son efficacité, chacun affirmera :

‘Croix de Jésus-Christ, Chemin de Vérité, Croix de Jésus-Christ, Esprit de Sainteté, Croix de Jésus-Christ, Pont suspendu entre Le Ciel et la Terre, conduis-moi jusqu’à Lui.’

« Ah que les enseignements de Jésus sont contraires aux sentiments de la nature, sans le secours de sa grâce il serait impossible non seulement de les mettre en pratique mais encore de les comprendre. » (Ste Thérèse de L’Enfant Jésus et de la Sainte Face)

Merci Jésus, Merci petite sœur, Merci mon Dieu, tous UN dans L’Amour.

Amen +

petite croix tau

Fraternité Dieu Miséricorde, pour dire à tout homme qu’il est aimé et sauvé.

dieu vous benisse

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