comment oublier ce Signe ?

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 12,38-42.

En ce temps-là, quelques-uns des scribes et des pharisiens adressèrent la parole à Jésus : « Maître, nous voudrions voir un signe venant de toi. »
Il leur répondit : « Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe, mais, en fait de signe, il ne lui sera donné que le signe du prophète Jonas.
En effet, comme Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits, le Fils de l’homme restera de même au cœur de la terre trois jours et trois nuits.
Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas.
Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération, et elle la condamnera ; en effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. »


Seigneur ouvre mes lèvres
et ma bouche publiera Ta louange

RÉFLEXION

« Maître, nous voudrions voir un signe venant de toi.»

Aujourd’hui je vais vous partager un témoignage qui nous tient beaucoup à coeur à Maurice et à moi. Je tiens toutefois à dire que je ne partage pas ce témoignage pour prouver quoi que ce soit. Je le partage simplement parce que, ce jour-là, le Seigneur a répondu à la prière d’une âme blessée. Ce signe appartient à notre histoire avec Lui, et demeure pour nous un rappel de sa Miséricorde infinie.

Le voici: 

Je me souviendrai toute ma vie de ce signe que le Seigneur, dans son infinie bonté, nous a donné à Maurice et à moi le jour même où nous fêtions l’anniversaire de notre première rencontre. Cette année cela fait soixante ans.

Ce matin-là, j’étais dans le petit oratoire au fond de notre jardin. Comme chaque jour, je méditais La Parole de Dieu du Jour. Mon regard s’arrêta sur ce verset du livre d’Isaïe :

« Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu, au fond du séjour des morts ou sur les sommets, là-haut. » (Is 7,11)

À cet instant, dans le silence de mon cœur, j’entendis une voix douce me demander :
Et toi… aimerais-tu recevoir un signe ?
Je répondis aussitôt comme le roi Acaz dans la lecture  :
« Non, je n’en demanderai pas ; je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. »
Mais la voix revint, avec une infinie douceur :
Et toi… n’aimerais-tu pas qu’aujourd’hui le Seigneur te donne un signe ?
Je me laissai alors toucher par cette invitation et répondis simplement :
Puisque tu insistes… et puisque, aujourd’hui même, mon époux et moi fêtons l’anniversaire de notre première rencontre, voudrais-tu demander au Père des cieux de m’accorder un signe ? Un signe qui me dise clairement qu’Il a béni notre union…

Puis j’attendis… Mais rien ne se produisit. Le silence revint. Je terminai ma prière et rentrai à la maison.

Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir Maurice déjà levé ! Il avait préparé la table du petit-déjeuner. Tout était prêt. Il m’attendait, souriant, déjà habillé. Nous nous souhaitâmes un joyeux anniversaire, puis il m’invita à m’asseoir pendant qu’il allait chercher un plateau de fruits. Machinalement, je parcourus la table du regard pour vérifier si tout était là : le pain, le café, le sucre, le lait, le jus de fruits… Et soudain, j’aperçus entre les deux cartons une petite mèche qui dépassait.
Je m’écriai aussitôt :
Ah ! Voilà mon cadeau d’anniversaire !

À cet instant, Maurice revint de la cuisine. Avec un sourire malicieux, il écarta les deux cartons.
Apparut alors cette magnifique bougie qu’il avait achetée la veille à la boutique du monastère du Carmel.

 

 

 

 

 

 

 

En lisant ces Paroles inscrites, je fondis en larmes.

UNIS PAR DIEU DANS L’AMOUR.

Maurice, complètement déconcerté, s’exclama :
Oh non ! Je t’offre un cadeau… et voilà que tu pleures !
Alors, en essuyant mes yeux, je lui répondis :

Il y a à peine quinze minutes, pendant ma prière, une voix venue du Ciel m’a demandé si je désirais recevoir un signe. Et je lui ai demandé que Dieu nous montre Lui-même qu’Il avait béni notre union, malgré le rejet que nous connaissons…

Nous nous sommes regardés. Puis, devant cette réponse si délicate, si personnelle, si bouleversante de la Miséricorde de Dieu, nous nous sommes pris dans les bras et avons pleuré ensemble… des larmes de reconnaissance, de paix et de joie.

Depuis ce jour, cette bougie n’est plus seulement un cadeau d’anniversaire. Elle est devenue, pour nous, le souvenir vivant d’un Père qui connaît les blessures de ses enfants et qui, au moment voulu, sait leur répondre avec une infinie tendresse.

AMEN 🙏 Belle journee à tous, et 🌷 que nos pas nous conduisent toujours vers le Cœur du Christ. 🌷