vague à l’âme

“L’esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison; le fils, lui, y demeure pour toujours.”

Jean 8


Pourquoi passons-nous dans la vie comme des saisons ? Au moins les saisons reviennent chaque année, or nous, nous les humains, nous passons pour ne jamais revenir ! Nous passons dans la vie et nous passons dans la vie des autres aussi, ce qui est plus dur à accepter. Voilà la pensée qui m’habite ce matin.

Aujourd’hui, oui, je me sens triste, malgré que je sache que je ne devrai pas car Dieu a fait de moi un être joyeux.  Mais je suis désolée mon Dieu, je suis sur la Terre pour souffrir ce que les humains souffrent – Toi même m’as envoyée vivre ici, je n’ai rien demandé, je ne peux qu’aller avec le courant qui me pousse car il est difficile de nager à contre courant.

Aujourd’hui j’ai le vague à l’âme. Je suis fatiguée de voir le monde traverser devant moi, s’arrêter un moment chez moi, pour ensuite repartir et ne jamais revenir. Cela commence par me peiner Seigneur… Est-ce que cela ne T’a pas peiné Toi ? Toi qui es venu vivre parmi les hommes ! N’as-Tu pas été triste de les voir tous s’en aller et te laisser seul à porter Ta croix ? N’as-Tu jamais eu le désir de T’arrêter, de fonder quelque chose, je ne sais pas, une famille, un foyer, quelque chose de stable ? A la place, Tu as désiré fonder une Eglise et regarde aujourd’hui l’état dans laquelle elle est ! Elle aussi passe, comme les saisons… Et si encore nous pouvions passer du bon côté Seigneur…

Que me dis-Tu Jésus, mon Sauveur et mon Dieu ? Que me dis-Tu mon Yeshoua à moi ?

  • « J’étais nu, vous m’avez habillé ; j’étais malade, vous m’avez visité. » (Mt 25, 36) C’est tout ce qui importe ma Douce Epouse.

Je ne comprends pas Seigneur… Explique-moi…

  • « C’est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras. » Lui seul tu adoreras, Lui seul tu écouteras, pour Lui seul tu travailleras, car Lui ma Douce, Lui ne passe pas ! Vois en ce prochain qui passe, qui s’arrête et qui s’en va, un simple mortel qui est venu puiser ce dont il avait besoin pour un moment. Vois en toi ce que tu es en vérité : un puits rempli d’Eaux Vives qui se renouvelle chaque jour pour être distribuées à la multitude qui doit passer, s’arrêter, puiser, s’abreuver et repartir. Voilà qui tu es ma Douce, et non un vase d’argile mal fabriqué qui laisse couler par terre l’Eau Vive que l’on essuiera ensuite d’un coup de balai rapide sans même qu’elle ait eu le temps de faire son œuvre : abreuver l’assoiffé ! Alors, écoute moi ma Douce : laisse tomber là bas, concentre toi ici !

Mais personne ne vient ici Seigneur – ce puits n’est pas fréquenté ! Serait-il mal placé ?

  • Pourquoi t’inquiéter ainsi petit puits d’amour ? Sois sans crainte – Dieu sait ce qu’Il fait en ce puits. Renouvelle ici L’Eau Vive.

Oui Seigneur…

  • Ton obéissance me plait ma Douce Epouse. L’esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison; le fils, lui, y demeure pour toujours. Tu es la fille de Dieu ton Père qui est aux Cieux. Il t’a envoyée comme Il m’a envoyé, et comme moi, tu as désiré demeurer dans Sa maison pour toujours. N’est-ce pas ?

Oui Seigneur…

  • Ainsi tu n’es esclave de quiconque, mais libre pour tous ! Ainsi est tout enfant de Dieu qui Lui meme n’est esclave de personne car libre pour tous ! Ne t’ais-je pas moi meme libérée ma Douce ? Chasse donc ce vague à l’âme, ne perds pas de temps à regretter les passants. Ils sont venus, ils ont bu, ils sont partis, toi tu restes car d’autres viendront.

Oui Seigneur, j’ai compris, merci…

  • C’est bien ! A présent va faire ce que tu fais le mieux !

Et c’est quoi Seigneur ? Qu’est-ce que je fais de mieux ?

  • Veiller ! Veilles dans la prière ma Douce, car non seulement tu ne sais pas le jour où je viendrai pour te chercher et te ramener au Père, mais veilles pour ne pas entrer en tentation comme ce matin. Heureusement pour toi que ton ange gardien est venu me prévenir de ta mélancolie soudaine, et j’ai vite fait de t’attirer à moi dans L’Oraison, et nous avons pu avoir cette conversation. Imagines un peu si tu devais revenir au Père dans cet état de mélancolie extrême, qu’est-ce qu’Il penserait de toi, Sa fille bien-aimé ?

Oh oui Seigneur, MERCI  à Toi et à mon ange ! Je ne sais pas qui il est celui qui veille si bien sur moi, mais Toi Tu le connais, alors dis lui un grand MERCI de ma part.

  • Veux-tu le rencontrer ma Douce ?

Oh oui Seigneur, si cela est possible …

  • Tout est possible à Dieu !

Oui Seigneur…

  • Alors regarde, regarde un peu, et tu verras tout ce qu’on peut faire quand on est deux.

Aaahhhhh ! Oh oui Seigneur, je vois qui il est à présent. MERCI mon Sauveur et mon Dieu. Merci pour mon Maurice à moi. Lui seul était là ce matin quand j’ai eu le vague à l’âme. A lui seul, je me suis confiée… Je sais ce qu’il a fait car lui aussi, comme les autres, il a du me quitter; et comme je le connais cela a du le chagriner de me voir si triste… Alors il s’est confié à Toi Seigneur, et Toi Tu es venu à mon secours… N’est-ce pas Seigneur ?

  • Amen ma Douce, AMEN ! Va …

Oui Seigneur, je vais, j’ai retrouvé ma gaiété, grâce à Toi et à l’ange qui veille sur moi ! AMEN ALLELUIA ! Oui, auprès de Dieu seul, je connais le repos, mon salut vient de lui.

pour Ta gloire Seigneur et le salut de ceux qui désirent êtres sauvés !

(Mt 4, 10) (Lc 12, 7) (Mt 24,42) (Psaume 62:2)

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